Le palais abbatial et la cour d’honneur

En 1720-1721, l’abbé Jacques Hache fit construire un palais dans le style néoclassique. Il comprenait notamment les appartements de l’abbé, le quartier des hôtes de marque, le quartier du boursier (chargé de la tenue des comptes), une salle de réception, une bibliothèque, ainsi qu’une pièce où on déposait le corps des religieux avant de célébrer leurs funérailles. L’établissement de ce palais luxueux s’accompagna de l’aménagement d’une cour d’honneur et d’une série de jardins en terrasses avec fontaines et parterres de fleurs. 

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Tout au long du 19e siècle (et encore aujourd’hui), l’abbaye de Villers attire les romantiques. C’est en quelque sorte « the place to be » pour les touristes, désargentés ou fortunés, inconnus ou célèbres, qui profitent de la nouvelle ligne ferroviaire Ottignies-Charleroi (1854-1855) pour faire escale dans la commune brabançonne et se balader entre les murs séculaires de l’abbaye cistercienne. Le 11 septembre 1862 restera dans les annales de l’Histoire de Villers-la-Ville. Jamais auparavant, les Villersois n’avaient accueilli autant de têtes couronnées en une seule journée. Attention, le train entre en gare…

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Cet épisode aurait également pu s’intituler « Chronique d’une mort annoncée ». En effet, l’abbaye de Villers a connu une fin aussi longue que mouvementée. Pendant la révolution française, elle est d’abord durement frappée par une taxe exorbitante, avant d’être pillée en 1794 et supprimée 2 ans plus tard. Le coup de grâce sera donné par le dénommé « La Terrade », un marchand de matériaux qui, à défaut d’avoir une brique dans le ventre, a rempli de « briques » son compte en banque en vendant tout ce qui pouvait l’être ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là…