Le chauffoir

Au 13e siècle, le chauffoir était l’unique salle chauffée de la communauté religieuse et la seule, avec les cuisines, à posséder une cheminée. Il perd progressivement son rôle suite à la multiplication des cheminées dans l’Abbaye. C’est aussi dans le chauffoir que quatre fois par an, les moines subissaient la saignée. Lors de cette opération obligatoire, un moine-infirmier prélevait du sang du bras du patient pour faciliter sa guérison, même s’il était bien-portant, et le débarrasser de ses « mauvaises humeurs »

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Podcast : La saignée

Jadis, les soins donnés aux malades occupaient une part importante de la vie monastique de l’Abbaye de Villers. Les moines disposaient d’une infirmerie, d’une pharmacie et d’un jardin de plantes médicinales. Mais qu’ils soient souffrants ou bien portants, les religieux ne pouvaient échapper à la saignée. Une opération « à bras ouvert » considérée alors comme de la médecine préventive !

La tonsure désigne la surface circulaire et glabre sur le crâne des moines. Cette coupe de cheveux était un signe de reconnaissance entre les religieux, une marque distinctive aux yeux des laïcs et une référence à la couronne d’épines de Jésus-Christ sur la croix. L’opération de la rasure avait lieu environ 12 fois par an dans le chauffoir de l’abbaye.